19 janvier 2011
Ecureuil
Pour une fois, j'aurais aimé avoir une plus grande profondeur de champ :
13 décembre 2010
Ecureuil
Petite séance d'affût à la mangeoire ce matin avec Doms.
A ma grande surprise, s'il a bien apprécié les graines de tournesol et les cacahouètes (non grillées, non salées), il a dédaigné les noix.
Comme au théâtre, avant de quitter la scène, on salue son public :
Non, là je déc..ne. En réalité, au bout de 10 minutes, il s'est aperçu de notre présence et il est parti en jurant comme un charretier.
10 novembre 2010
Petite sortie matinale (fin)
10 heures du matin, et l'alpage est maintenant bien fréquenté par les randonneurs.
Malgré tout, à l'endroit où je photographiais les chamois deux heures avant :
En tout ce sont 6 mouflons, dont 2 béliers qui feront un passage éclair à découvert, puis redescendront s'abriter dans la forêt.
Petite sortie matinale
Une petite ballade matinale samedi dernier.
La journée commence mal : une mauvaise gestion du changement d'horaire fait que, lorsque j'arrive sur l'alpage, il fait jour depuis presque... une heure ! Au réveil, lorsque je me suis aperçu de mon erreur, dépité, j'ai failli annuler la sortie.
La neige, abondante la semaine dernière, a bien fondu, et les chamois sont déjà là, nombreux, par petits groupes de 4 à 12 animaux, largement à découvert. L'approche va être difficile.
Une femelle avec une seule corne :
A environ 1,800 kilomètre à vol d'oiseau (j'ai mesuré sur la carte), se trouve le domaine d'une femelle unicorne bien connue des observateurs et des photographes locaux. J'en ai parlé avec Tom (la dernière photo sur la page), et il semble qu'il ne s'agisse pas du même animal.
Tiens, c'est quoi ce caillou qui fait "clic clac" ? Et il me semble que je l'ai vu bouger un petit peu ?
22 octobre 2010
Mouflons d'automne
Un bon mois que je n'étais pas remonté dans ce coin de Chartreuse.
Au delà des changements physiques de la forêt - explosion de nouvelles couleurs, épais tapis de feuilles mortes bien craquantes sous les pieds, plaques de neige fraiche dans les zones peu ensoleillées (comme les feuilles, un vrai plaisir pour une progression discrète), quelques flaques d'eau encore gelées - c'est l'ambiance générale du site qui m'a le plus frappé aujourd'hui.
D'habitude, je suis accompagné par un léger souffle de vent qui remue les feuilles, je suis surpris par le cri moqueur d'une pie ou par le cri d'alarme du geai, je surprends souvent un passereau (sans toujours pouvoir l'identifier) qui change de branche à mon approche...
Aujourd'hui, rien ! la forêt était immobile et silencieuse, comme pétrifiée ! Pas le moindre signe de vie ! Au point de me mettre mal à l'aise au bout d'un moment ! Seulement, à très haute altitude, le passage de gros nuages noirs venant du nord-ouest, annonciateurs des pluies (neige ?) prévues pour ce week-end.
A l'aller, je traversais une zone plutôt propice à l'observation du mouflon au printemps et à l'automne. Au retour je revenais par un sentier plus bas en altitude, qui traverse deux petites prairies fréquentées par les chevreuils, et occasionnellement par des chamois. Avant de bifurquer dans le sentier qui devait me ramener vers la voiture, comme j'avais largement le temps, j'ai décidé de monter jusqu'à une crête semi dégagée que je connais aussi pour être bien fréquentée par les mouflons.
Et là, Bingo !
Vu l'ambiance particulière de ce jour, je n'y croyais pas trop et j'ai presque cru qu'il s'agissait d'un animal empaillé, posé là par je ne sais qui.
Un rapide tour d'horizon m'a vite détrompé : enfin, un peu de vie dans ce bout de montagne !
Là, je suis repéré :
J'ai eu beau rester soigneusement immobile, ne plus prendre de photos, moins de trois minutes après, c'était la fuite générale.
Au retour, j'ai bien tenté de faire un affut en lisière d'une des prairies traversées, mais je n'ai même pas tenu une heure : toujours ce ressenti désagréable de forêt figée, sans le moindre souffle de vie.
Malgré la satisfaction due à la rencontre des mouflons, je reste sur une impression de journée bizarre.
10 août 2010
Chamois, encore !
Nouvelle sortie, dans un petit vallon proche du lieu précédent.
Peu d'animaux, mais cette lumière particulière au coucher du soleil.
06 août 2010
Chamois
A peine rentré du Massif Central, petite sortie en montagne avec Doms...
26 juin 2010
Chamois
Depuis six semaines que je ne marchais qu'en terrain plat ou peu accidenté, je me devais de tester les jambes un peu sérieusement.
Bon... Eh bien... même s'il y a encore des progrès à faire, ça le fait !
24 juin 2010
Cache cache avec un brocard
Hier, 21h20. Depuis plus de 2 heures déjà, je suis à la recherche du chevreuil. Rien ! à part deux sangliers dans le haut d'une prairie, trop loin pour la photo, approche à découvert pratiquement impossible, trop de risques de se faire repérer.
J'étais donc sur le chemin du retour, prêt à quitter les lieux, lorsque mon regard est attiré par une tache rousse, à 15 mètres de moi, dans les hautes herbes.
Se pourrait-il ? Oui, ça bouge ! mais je ne sais pas encore de quoi il s'agit. En tout cas, à petits pas, cela a l'air de se diriger vers moi.
Garder son calme... Re-déplier le trépied, remettre la cagoule et les gants pour essayer de ne pas paraître trop humain... Tout en restant immobile... avec des gestes ultra doux pour ne pas attirer l'attention... Le pire, c'est que je suis obligé de rester debout pour voir quelque chose, les herbes sont vraiment trop hautes.
Puis, enfin, à une dizaine de mètres :
Une autre ,recadrée au carré pour décentrer le sujet :
Pas facile de faire la mise au point. De plus , si ça continue, il va se retrouver juste en face de moi à découvert.
Mais non : deux aboiements brefs, quelque chose le perturbe :
Le vent m'étant favorable, je suppose que c'est le clic-clac de l'appareil photo qui l'a mis sur le qui-vive, mais il n'a pas cherché dans ma direction, plutôt vers le haut de la prairie où se trouvent, bien, bien loin, les sangliers.
En deux bonds vers le haut, il se dégage des hautes herbes, ce qui l'éloigne - un peu - de moi, fait une petite inspection des lieux, puis reprend une activité normale :
Mais, décidément, ce petit bruit, c'est intrigant :
A aucun moment je n'ai été repéré, mais dans le doute, il s'est tout de même rapproché de la lisière supérieure, prêt à se mettre à l'abri si cela devenait nécessaire :
Maintenant je le sent vraiment inquiet, et pour la première fois, il regarde dans ma direction, essayant d'identifier l'origine du bruit qu'il ne comprend pas.
Je l'avais déjà trop perturbé, alors j'ai arrêté de prendre des photos, me contentant de le suivre des yeux.
J'ai encore du attendre quelques minutes avant que la végétation et un repli du terrain le cachent à ma vue, me permettant enfin de m'éclipser à mon tour.
Vu l'heure tardive, toutes les photos sont prises à 3200 ISO, à une vitesse variant de 1/80 à 1/160 S. Pour les trois premières, il était trop proche, j'ai du jouer du zoom pour diminuer la distance focale.
21 mai 2010
Sanglier, pie grièche
Bien que je ne connaisse pas encore toutes les habitudes des habitants de la prairie, je tente un affût.
A mi pente, recouvert par un filet de camouflage, le dos confortablement (enfin...presque) calé sur le tronc d'un merisier, je suis en place.
C'est d'abord le mâle pie grièche écorcheur qui vient se percher à une dizaine de mètres de moi
Puis, grosse surprise, en lieu et place de la compagnie que j'attendais, c'est une petite laie qui fait son apparition, avec ses cinq marcassins qui galopent dans tous les sens. Surprise, car cette laie, je la connais bien, mais à cette heure ci, je l'observe d'habitude plus bas dans la vallée, à une distance de plusieurs centaines de mètres d'ici.
Le groin collé au sol, elle se dirige...droit sur moi. Un bref instant d'incertitude, mais après tout, je suis venu faire des photos, alors ...clic clac !
Le vent du nord m'est favorable, et elle ne peut pas encore me sentir. Mais à voir la position de ses oreilles, je devine qu' elle a parfaitement entendu le déclenchement de l'appareil.
Elle n'aura pas le temps de comprendre l'origine du bruit qui l'a inquiétée, car sur ma droite, presque dans mon dos, une série de petits grognements me fait sursauter. Absorbé par l'arrivée de la mère, j'avais perdu de vue les marcassins. Et ils étaient vraiment très très près. Dans leur fuite, certains sont passés à moins de deux mètres devant moi.
Enorme grognement de la laie, qui prend la fuite à son tour.
Inutile de s'attarder sur place, car maintenant que l'alarme est donnée, je crois que je ne verrais plus rien ce soir.








































